RÉPONSE SENSORIELLE NORMALE PENDANT LE TEST NEURODYNAMIQUE DES MEMBRES SUPÉRIEURS 1 AVEC ET SANS FLEXION CONTROLATÉRALE CERVICALE : UNE ÉTUDE TRANSVERSALE

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B. Bonomi1,2, S. Ballerini1, AB Schmid3, C. Cescon1, D. Corbetta4,5, M.Barbero1
1Université des sciences appliquées et des arts de la Suisse méridionale, Département d'économie d'entreprise, de santé et de protection sociale, Laboratoire de recherche en réadaptation 2rLab, Manno, Suisse, 2Université Vita-Salute San Raffaele, Master ès sciences en sciences de la réadaptation, Milan, Italie, 3Université d'Oxford, Département Nuffield de neurosciences cliniques, Oxford, Royaume-Uni, 4Universita Vita-Salute San Raffaele, cursus de physiothérapie, Milan, Italie, 5IRCCS Ospedale San Raffaele, Service de Réadaptation et de Récupération Fonctionnelle, Milan, Italie

Contexte: Le test neurodynamique des membres supérieurs 1 (ULNT1) est généralement réalisé chez des patients présentant des troubles douloureux du quadrant supérieur pour évaluer la mécanosensibilité du système nerveux périphérique. Même si certaines informations sur les réponses sensorielles provoquées au cours de l'ULNT1 sont disponibles chez les individus en bonne santé, la manière dont celles-ci évoluent avec des manœuvres sensibilisantes telles que la flexion cervicale controlatérale (CCF) reste floue.

Objectif : L'objectif principal de l'étude était de comparer la réponse sensorielle ULNT1 avec et sans CCF chez des volontaires sains.

Méthodologie: L'étude a été approuvée par le comité d'éthique local (Rif. CE 4066) et tous les sujets ont donné leur consentement écrit éclairé. Vingt-quatre volontaires sains ont été invités à une seule séance de test au Département d'économie d'entreprise, de santé et de protection sociale (DEASS) de l'Université des sciences appliquées et des arts de Suisse méridionale (SUPSI). ULNT1 a été réalisé deux fois par le même examinateur sur chaque membre supérieur : une fois avec et une fois sans CCF de manière randomisée. Après chaque ULNT1, les participants ont effectué les procédures suivantes : un dessin de la douleur à l'aide d'un diagramme corporel sur une tablette numérique, une évaluation de l'intensité de la douleur à l'aide d'une échelle d'évaluation numérique et une évaluation de la qualité de la douleur à l'aide d'une liste de descripteurs prédéfinis. Un logiciel dédié a analysé chaque dessin de douleur et extrait l'étendue de la douleur (exprimée en pourcentage de la surface totale du diagramme corporel) et l'emplacement de la douleur. Le test de Wilcoxon sur échantillons appariés a été réalisé pour comparer l'étendue et l'intensité de la douleur pendant ULNT1 avec et sans CCF. De plus, les différences de localisation de la douleur ont été étudiées en calculant l'indice de similarité Jaccard et les changements de qualité de la douleur en utilisant les fréquences absolues et relatives des différents descripteurs.

Résultats: La différence moyenne d'étendue de la douleur entre l'ULNT1 réalisée avec et sans CCF (gauche = 0.19 % ± 0.58 % ; droite = 0.17 % ± 0.65 %) n'était pas statistiquement significative (valeur p = 0.47). Les valeurs de l'indice de similarité Jaccard (gauche = 0.57 ± 0.24 ; droite = 0.51 ± 0.24) suggèrent que les dessins de douleur de ULNT1 avec et sans CCF sont comparables en termes de localisation de la douleur. L'intensité de la douleur avec ULNT1 avec CCF (gauche = 6.25 ± 1.65 ; droite 6.42 ± 1.67) était significativement plus élevée (valeur p > 0.05) que sans CCF (gauche = 5.08 ± 1.67 ; droite = 5.58 ± 1.77). L'ULNT1 avec CCF était associé à une fréquence plus élevée de picotements, d'engourdissements et de brûlures et à une fréquence d'étirement plus faible que l'ULNT1 sans CCF.

Conclusions: Dans l’ensemble, l’ajout de CCF n’influence pas l’étendue et la localisation de la réponse sensorielle ULNT1, mais augmente considérablement l’intensité de la douleur. Le CCF pendant ULNT1 réduit la fréquence des sensations d'étirement mais augmente les sensations de brûlure, de picotement et d'engourdissement qui sont des sensations neuronales typiques.

Implications Nos résultats soutiennent l'utilisation des changements d'intensité de la douleur avec le CCF dans l'interprétation de la différenciation structurelle lors du test ULNT1. Les travaux futurs chez les patients montreront si l'augmentation des sensations neuronales telles que les brûlures, les picotements et les engourdissements peuvent éclairer davantage l'interprétation de l'ULNT1.

Remerciements de financement : n/a

Mots clés:
Test neurodynamique
Membre supérieur
Mécanosensibilité neuronale

Sujets:
Gestion de la douleur et de la douleur
Musculo-squelettique
Appareil locomoteur: colonne vertébrale

Ce travail a-t-il nécessité une approbation éthique? Oui
Institution : Dipartimento della sanità e della socialità
Comité : Comitato etico cantonale
Numéro d'éthique : ID du projet : 022-00770 ; Rif. CE 4099

Tous les auteurs, affiliations et résumés ont été publiés tels qu'ils ont été soumis.

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